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TURFOMANIA N°1 sur mobile !


92e Grand Prix d’Amérique : Royal Dream détrône le roi Ready Cash

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Royal Dream détrône le roi Ready Cash

Le 92e Grand Prix d’Amérique s’annonçait somptueux sur le papier. Il l’a été sur la piste, avec un duel entre deux géants, nés tous les deux en 2007, Royal Dream et Ready Cash. Ce dernier, double tenant du titre, a eu beau prendre la poudre d’escampette à 500 mètres de l’arrivée et faire voler en éclat le peloton, le premier s’est accroché à ses basques. Après avoir pris son temps et s’être laissé emmener par le favori, Jean-Philippe Dubois a déboité Royal Dream dans les 200 derniers mètres, son cheval donnant un magnifique coup de reins dans les 200 derniers mètres pour s’imposer finalement en roue libre tout en battant le record de la course (1’11’’9 au kilomètre, soit une moyenne de 50 km/heure).

Royal Dream, qui avait terminé 6e de ce Grand Prix d’Amérique en 2012, en étant assez malheureux, a pris ainsi une éclatante revanche sur son contemporain, offrant un premier succès dans l’épreuve reine à son entraîneur/driver, Jean-Philippe Dubois. Après enquête sur ses allures, Ready Cash a conservé la seconde place. A distance des deux chevaux de tête, Main Wise As, lui aussi peu heureux l’an passé dans l’épreuve reine du calendrier français et qui avait été totalement abandonné par les parieurs (156/1) a pris une très belle troisième place, devant Roxana de Barbray elle aussi inattendue à pareille fête (146/1) et The Best Madrik qui avait terminé troisième l’an dernier. Les suédois Maharajah et Raja Mirchi, animateurs de l’épreuve et encouragés par des centaines de supporters scandinaves, ont complètement abdiqué dans les 500 derniers mètres, où le 5 ans, Un Mec d’Héripré a joué de malchance, s’accrochant tour à tour avec deux concurrents. Tiégo d’Etang, parti au galop et longtemps pointé à l’arrière-garde, a accompli une remarquable fin de course (6e), laissant de nombreux regrets à son entourage.

Jean-Philippe Dubois, 47 ans, disputait ce dimanche son 9e Grand Prix d’Amérique. Premier éleveur de France mais aussi tête de liste chez les propriétaires depuis 2010, sous le nom de son écurie Victoria Dreams, ce professionnel complet, installé dans l’Orne, a donc gagné la plus belle des épreuves du calendrier français. Il rejoint donc son père Jean-Pierre qui l’avait déjà remportée en 1979 et 1982 (avec High Echelon et Hymour) et son frère cadet, Jean-Etienne lauréat en 1995, avec Coktail Jet.

Jean-Philippe Dubois est l’un des très rares professionnels des courses à s’être imposé dans toutes les disciplines des courses, en plat, en obstacles et bien évidemment au trot, où il compte plus de 1000 victoires dans le rang des drivers.

Avec Royal Dream, qu’il a élevé, issu du top étalon Love You façonné par son père et d’une jument achetée par ses soins, Jean-Philippe Dubois a pris tout son temps, puisque son pensionnaire n’a débuté qu’à l’été de ses 4 ans, sur des pistes en herbe et… en province. C’est seulement l’hiver dernier que Royal Dream a commencé à affronter les meilleurs, s’offrant d’ailleurs un grand succès dans le Prix de France, où il avait déjà mis à la raison Ready Cash. Ce dimanche, Royal Dream, qui compte seulement 42 sorties à son actif, a porté ses gains à 1,37 millions d’euros.

Les deux champions devraient se retrouver maintenant dans le Prix de France, le 10 février, qui fera donc figure de belle.


LeTROT


92nd Grand Prix d’Amerique

Royal Dream dethrones Ready Cash

The 92nd Grand Prix d’Amerique was always set to be a fascinating race on paper. This became the case in reality on Sunday with a duel between two greats born in 2007, Royal Dream and Ready Cash. The latter, the dual titleholder, came to the front with 500 metres to go ready to go on and win, but couldn’t get away from the former. After biding his time behind the favourite, Jean-Philippe Dubois pushed his charge for an effort in the last 200 metres to win easily in a course record (1’11’’9 a kilometre, averaging 50 km/h).

Royal Dream, who was unlucky in this race last year when finishing sixth, well and truly took his revenge to give his trainer/driver Dubois his first success. After an enquiry over his paces, Ready Cash kept the runner up spot. Further away Main Wise As (also unlucky in 2012) finished third at a huge price of 156/1 in front of Roxana de Barbray, equally unfancied at 146/1. The Best Madrik finished behind them after his third in the event 12 months ago.

The Swedish pair Maharajah and Raja Mirchi, who led under the encouragement of thousands of Swedish supporters failed to make an impact after the 500 metre mark, whilst the five year old Un Mec d’Heripre was constantly battling with two rivals in turn throughout the race. Tiego d’Etang had set off in a canter and was for a long time behind, impressed in an outstanding finish to the event when crossing the line in sixth.

Aged 47, Dubois was lining up in this ninth Grand Prix d’Amerique. The best breeder in France and also at the top of the owners’ list since 2010 under his Ecurie Victoria Dreams, the Orne based handler finally succeeded in taking France’s biggest race. He joins his brother Jean-Pierre who won in 1995 with Coktail Jet.

Dubois is one of the rare professionals to have won in all the racing disciplines: flat, national hunt, and of course in trotting, where he counts over 1000 victories. He has taken his time with his homebred Royal Dream, who is by top stallion Love You out of a mare he bought. The colt made his debut as a four year old on grass in the provinces, and it was only last winter that he started to come up against some stiffer competition, winning the Prix de France. There he beat Ready Cash for the first time. He counts only 42 outings on the racetrack to his name, and has now won €1.37 million in prize money.

The two Champions will now come up against each other one more in the Prix de France on February 10, which promises to be a fascinating re-match.


LeTROT

Grand Prix d’Amérique J-1

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Tous les feux sont au vert pour les champions trotteurs

La tension est montée d’un cran sur Paris-Vincennes et pour tous les amoureux du Trot. La 92e édition du Grand Prix d’Amérique s’annonce en effet exceptionnelle. C’est l’avis général qui se dégage à 24 heures du grand rendez-vous (départ de la course prévu à 15 heures 30), tant du côté des professionnels des courses que chez les parieurs.

Des milliers de supporters, venus de la France et de l’Europe entière, sont arrivés sur Paris pour assister à l’événement. Vendredi, le hall de l’hippodrome s’était transformé en grand salon professionnel, la journée s’achevant par des ventes internationales, où le plus gros prix a atteint 150 000 euros. Ce samedi, le Prix du Luxembourg constitue l’attraction d’une réunion, déjà très fournie en spectateurs venus prendre leurs repères. Dimanche, environ 35 000 personnes sont attendues sur l’hippodrome où le temps annoncé devrait être relativement doux, et peu pluvieux.

Toutes les discussions portent sur le 92e Grand Prix d’Amérique et la question de savoir si Ready Cash peut être battu. On sait que le champion s’est préparé dans les meilleures conditions et n’a jamais été aussi calme et sûr de sa force. Ready Cash a déjà battu la majorité des adversaires qu’il rencontre ce dimanche, à l’exception des « jeunes » Vanika du Ruel et Un Mec d’Héripré, mais aussi du suédois Raja Mirchi. Le clan scandinave est également très confiant à propos de Maharajah, appartenant à près de 6 000 propriétaires, car le cheval (2e en 2011 et 4e en 2012) a eu, cette fois, une préparation idéale pour l’emmener au top pour le jour « J ».

Si Ready Cash et Maharajah sont incontournables aux yeux de tous les turfistes et spécialistes, la course s’annonce très ouverte et passionnante, avec un grand spectacle garanti et un vrai intérêt pour les parieurs. Les différents opérateurs de paris sur internet ont d’ailleurs préparé de nombreuses offres pour leurs clients, tandis que le PMU met en jeu, sur le quinté+, une tirelire de 10 millions d’euros.

Vu la qualité du plateau de ce 92e Grand Prix d’Amérique, ce ne serait pas une surprise de voir un certain nombre de records battus, à la fois en terme d’affluence, d’audience télévision que de vitesse kilométrique…sur la piste.

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LE REVE AMERICAIN

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L’Amérique… Un continent qui a fait rêver tant de générations et plus spécialement l’Amérique du Nord et les Etats-Unis d’Amérique. C’est d’ailleurs en leur honneur que fut créé en 1920 le Prix d’Amérique afin de les remercier pour leur soutien et leur intervention durant la Première Guerre Mondiale. Et depuis cette date, tout propriétaire, entraîneur et driver rêvent de remporter un jour la course mythique, l’épreuve reine du trotting international considérée à juste titre comme le championnat du monde du trot attelé.

Le parcours a évolué depuis sa première édition qui se courait sur 2500m mais l’épreuve se dispute depuis 1994 sur les 2700m de la Grande Piste de Vincennes. On notera pour la petite histoire que la course s’était déroulée à Enghien en 1946, l’hippodrome de Vincennes ayant été réquisitionné par les militaires cette année là. On assistera dimanche à la 91ème édition de ce Prix d’Amérique, celui-ci s’étant vu annuler seulement en 1940 et 1941, les deux premières années de la Seconde Guerre Mondiale. C’est bien entendu la course de trot la mieux dotée au monde avec ses 1.000.000 € d’allocations dont la moitié pour son seul lauréat.

Le record de l’épreuve est de 1’12 ‘’ tout rond, un chrono réalisé en 2007 par OFFSHORE DREAM et égalé en 2012 par READY CASH. On relèvera qu’il s’agit de la même réduction kilométrique de le record du Prix de Cornulier.
Seul OURASI a réussi à gagner l’épreuve 4 fois dans sa carrière, en 1986, 1987, 1988 et 1990. Il terminait néanmoins 3ème de l’édition 1989 , laissant beaucoup de regrets à son entourage et ses nombreux parieurs mais il n’avait pas uriné avant la course et n’avait donc pu réaliser ce jour-là sa meilleure valeur. Sinon on peut considérer qu’il aurait très certainement un record historique de 5 victoire dans ce Prix d’Amérique. On en profitera pour rendre un hommage tout particulier à ce champion hors norme, surnommé « le Roi Fainéant » qui vient de nous quitter à 33 ans le 12 janvier dernier. Son entraîneur-driver n’était autre que Jean-René GOUGEON surnommé « le Pape de Vincennes » qui détient le record de victoires dans ce Prix d’Amérique avec 8 succès, 2 avec ROQUEPINE en 1966 et 1968, 3 avec BELLINO II en 1975, 1976 et 1977, et 3 avec OURASI en 1986, 1987 et 1988.
Une seule femme driver a réussi à remporter la prestigieuse épreuve, c’était Helen JOHANSSON en 1995 au sulky de INA SCOT.
Chez les propriétaires, c’est Henri LEVESQUE qui détient la palme avec 5 succès pour sa célèbre casaque jaune, croix de Lorraine noire. C’était d’abord avec MASINA en 1961 puis 3 fois avec ROQUEPINE en 1966, 1967 et 1968 et enfin avec UPSALIN en 1969.
Au rang des exploits jamais égalés, notons que seul TENOR DE BAUNE a réussi à remporter ce Prix d’Amérique en restant invaincu. Il comptait en effet 30 succès avant de s’aligner dans l’épreuve Reine en 1991 pour finalement de nouveau s’imposer !
Le dernier succès d’un étranger dans ce Prix d’Amérique remonte à 2006 avec GIGANT NEO, un suédois qui avait pourtant fini second derrière JAG DE BELLOUET. Mais ce dernier s’est vu déclassé suite à un contrôle antidopage positif, un acide interdit ayant été retrouvé dans ses urines. A sa décharge, il s’agissait d’une contamination accidentelle d’un lot de Vitamine C, tout à fait autorisée. Les chevaux d’origine italienne ont reporté ce Prix d’Amérique 13 fois. Il devance largement les suédois, lauréats à 5 reprises devant les américains, 5 fois, les allemands 2 fois et les hollandais et les canadiens, une seule fois.

En cette année 2013, l’épreuve prend du galon puisqu’il faudra désormais dire GRAND PRIX D’AMERIQUE. Un superlatif tout à fait approprié depuis le temps que l’on parlait des Grands Prix de Province et qu’à l’étranger la notion de Grand Prix était largement usitée pour des épreuves qui n’ont pas grand chose à voir avec l’épreuve phare de toute la saison du trotting.

Alors longue vie au GRAND PRIX D’AMERIQUE et vivement la course dimanche pour une nouvelle page d’Histoire !